Matinée de rencontre autour du jeu : salle des fêtes du bas le vendredi : de 10h à 11h 30 Hors congés scolaires et ponts
Le rôle du jeu dans le développement de l’enfant
Par le jeu, l’enfant découvre son corps et le monde extérieur
Au cours des premiers mois, l’activité de l’enfant est involontaire, mais il manifeste des signes d’intérêt pour tout ce qui l’entoure
Avant un an :
Deux stades sont à noter dans le domaine de l’évolution de l’activité :
Le stade émotionnel
Grâce aux mouvements spontanés et à la maturation du système nerveux, l’enfant découvre peu à peu l’espace : il observe son lit tout d’abord, puis son corps (par des jeux de mains et de pieds),
puis les objets environnant (peluche, boulier, mobile) et le visage de sa mère qu’il distingue entre tous.
Ses 5 ses sens sont en éveil ; par ses contacts sensoriels, l’enfant crée ses premiers repères :
Dès l’âge de un mois, une sorte de jeu s’établit entre l’enfant et l’adulte : le regard et le sourire peuvent prendre cette forme répétitive qui caractérise le jeu du tout petit et lui procure du
plaisir ;
Vers 3 ou 4 mois, l’enfant commence à manipuler (ses mains d’abord, puis les objets). A partir de ce moment là, le véritable jeu commence ; il découvre les objets extérieurs par le regard te la
bouche, principaux outils de connaissance au cours des premiers mois
Le stade sonsori-moteur
Progressivement, l’enfant passe de l’automatisme au gestes organisé : il explore tout ce qui est nouveau (forme, consistance, couleur), prend des initiatives et expérimente les bruits (en tapant
deux objets l’un contre l’autre ou en le laissant tomber) ; dans sa première année, l’enfant acquiert la capacité de résoudre une situation ; il est capable de :
Répondre à une situation d’inconfort par un changement de position
Atteindre un objet éloigné par un déplacement de reptation, de roulé boulé ou de marche à 4 pattes.
Durant cette période, l’enfant doit surmonter une étape très importante, parfois difficile : celle de l’identification de sa mère bien différente de lui. En lui permettant une activité autonome,
l’activité ludique joue à cette époque là un rôle très constructif pour l’enfant.
Au-delà d’un an
C’est le début de l’intelligence pratique. Les capacité sensori-motrices se développent tandis que l’enfant prospecte et expérimente le monde extérieur ; par exemple, vers 15 mois, l’enfant
marche, il a acquis une autonomie motrice qui lui permet de se déplacer facilement. Pour prospecter, il franchit certaines limites passant en toute liberté d’une pièce à l’autre, il ouvre
hâtivement les portes des placards, les tiroirs et s’intéresse à tout son environnement familier.
Par je jeu, l’enfant imite l’adulte
En imitant le comportement de sa mère et de son entourage immédiat, vers l’âge de deux ans l’enfant comprend peu à peu qu’il est capable de faire seul. Ceci explique son désir de participer aux
gestes quotidiens (toilette, lavage des mains, habillages, repas). Il a besoin de reproduire la réalité, qu’il ne différencie pas encore du monde imaginaire. L’imitation par le jeu a un rôle
extrêmement important dans la construction de sa personnalité ; de ce fait, l’enfant apprécie certains jouets qui lui permettent d’imiter l’adulte. C’est le jeu symbolique, très prisé et qu’il
poursuivra longtemps.
Par le jeu l’enfant communique avec l’adulte
Au cours des tout premiers mois, les premiers jeux avec l’enfant sont basés sur des échanges non verbaux : contacts cutanés, mimiques, sourires, gazouillis. L’enfant exprime sa joie en agitant
bras et jambes devant le regard admiratif de s amère ; puis, très vite, des échanges plus variés s’organisent sur un mode verbal et le jouet sert d’intermédiaire.
Vers 8 mois, la participation de l’adulte est essentiel, car certains échanges permettent à l’enfant de surmonter ses craintes : citons le jeu de coucou, le voilà par exemple, par lequel l’enfant découvre la permanence des objets et des personnes (très utile pour surmonter l’angoisse du 8me mois)
Vers 3 ans, l’enfant prend conscience des différences : il est différent de l’adulte et des
autres enfants ; son jeu est différent de la réalité ; A cet âge, dans les jeux de groupes, il y a imitation des activités mais pas encore de réels échanges entre les partenaires.
Le jeu permet à l’enfant :
- d’alterner dans le plaisir tension et relaxation
- de faire l’expérience de son propre moi
- d’expérimenter ses sentiments.
- D’établir des contacts avec des objets
- De faire l’expérience des autres
- De développer son adresse
- D’acquérir le contrôle de son corps
- De coordonner ses mouvement
- De développer sa personnalité

L’enfant apprend en jouant
- des comportements de base, tels que l’ordre, le soin, l’application, la patience, la concentration
- des connaissances de base, telles que les contraires : froid/chaud ; doux, dur ; tel que lien de cause à effet : une tour trop haute s’écroule.
- Des comportements sociaux positif, tels que l’attention à l’autre, le partage, la limitation de ses propres désirs, la distinction entre le mien et le tien.
Jouer est un besoin
Chaque bébé suit une évolution qui lui est propre. Votre enfant est unique, il ne développera
pas de la même façon ses capacité que celle de son camarade de crèche. Deux enfants d’un âge analogue ne seront pas forcément prêts à développer les mêmes capacités, au même moment.
C'est en jouant que le tout petit découvre, expérimente, apprend, s'exprime et communique. Le jeu est un élément incontournable d'évolution pour le bébé. Il va permettre à l'enfant d'explorer,
d'expérimenter, de découvrir, de développer son sens de l'observation, sa concentration, sa créativité et son imagination. En gros il grandit.
Ce qui est important ce n’est pas tant l’objet jouet mais plutôt l’activité de jeu, donc pas besoin de collectionner une chambre complète de jouets, il est vrai que dans les grandes surfaces le
choix est grand et quand on est parent on a tendance a vouloir tout acheter.
Les enfants s’amuse d’un rien : parfois avec du carton lors du déballage de nöel, un trousseau de clefs bien brillant fera parfaitement l’affaire.
De plus les enfants n’ont pas la capacité de rester trop longtemps concentré sur la même activité. Il faut en changer souvent car bébé finit par s’ennuyer et pas réclamer les bras.
Mieux qu’une caisse pleine de jouet, l’enfant préfère sans nul doute vous montrer ses capacité, ainsi il adore que papa ou maman participe a son exploration du monde et ne sera pas peu fier de
vous montrer qu’il est capable de démonter sa pile de cube ou de manger avidement sa peluche. Participer et dire bravo à son enfant permet Son bon développement psychologique et social
Les bébés adore : le jeu du coucou, la petite bête qui monte qui monte et le « je te cours après
»
Vers 2 ans, il va commencer à élaborer des mises en scène de ce qu'il aura vu, observé : au
moyen d'un jeu d'imitation, par exemple. Le téléphone en est l'exemple classique. Il devient maître de son jeu, en ayant l'impression de grandir et de maîtriser l'univers adulte. Il apprend à
jouer seul
Le jeu est une forme d'évacuation du stress, une forme d’expression qu’il ne faut en aucun cas négliger, elle est source d’information importante sur les angoisses de votre bébés
Comment choisir un bon jouet?
C’est un jouet adapter au stade actuel de l’évolution de votre bébé
le parent doit être un bon observateur et un bon interprète, qui va comprendre ce qui intéresse son enfant, ce qu'il aime, la façon dont il réagit aux objets proposés, les facultés qu'il est sur
le point d'acquérir. En aucun cas il s’agira de choisir un enfant dans le but de sur développer ses compétences plus rapidement. Tout d’abord parce que le jouet n’intéressera pas le bébé et puis
ensuite car cela pourra induire chez lui un sentiment de frustration, un manque de confiance en soi, et enfin cela risque d’être, perçue comme une pression ou un reproche. Véritables « outils »
pour l’enfant, les jouets lui permettent d’acquérir de l’habilité et de comprendre le principe de cause à effet
Privilégiez les couleurs gaies, les formes simples, les jouets à grelot, les textures agréables.
Le hochet, le tapis d’éveil, le portique, les animaux en caoutchouc, les tableaux de découvertes sont les jouets centraux.
Se libérer de toute contrainte par le jeu :
Tout adulte constate un jour que les enfants ne se contente pas
de jouer « sagement » et de manière créative, mais qu’ils ont également parfois des comportement agressifs.
Ils jouent
-à l’accident, provoquant des collisions de voitures, de trains, avec des blessés ou des morts
-à l’incendie, jouant le rôle de la victime affolés, tantôt celui des pompiers affairés ;
Au tremblement de terre, faisant s’écrouler à grands cris leurs constructions
-au combat souvent de manière épouvantablement réaliste, avec de nombreuses variantes ;
Face à ces jeux de combat et de destruction, il ne semble pas exister de remède pédagogique. Selon la
psychanalyste Anna Freud, les enfants vivent chaque jour des situations d’angoisse, ou leur impuissance leur est prouvée, ou leur petitesse et leur faiblesse leur apparaissent clairement. Or, ils
veulent être forts, tout-puissants, toujours à la hauteur, et l’expérience du contraire les plonges dans la colère ; cette rage s’exprime alors dans un désir de puissance et une envie de
destruction.
L’enfant devine cependant l’interdiction qui pèse sur ces sentiments et les refoule dans l’inconscient ; ce n’est que dans le jeu qu’ils resurgissent : en jouant, l’enfant peut faire tout ce que
l’éducation lui défend. Il peut se défouler en vivant l’interdit sous une forme permise. Le jeu l’aide donc à résoudre des conflits psychologiques inconscients, il a un effet purificateur et
libérateur.
De ce fait, il faut accepter, dans une certaine mesure, les jeux agressifs des enfants et éviter d’intervenir immédiatement chaque fois qu’un différend naît entre deux enfants, mais rester à
proximité, être vigilent et n’agir que lorsque la situation le nécessitera.

L’importance
des séances de jeux collectifs
Chaque enfant commence à découvrir et à apprécier peu à peu la compagnie des autres enfants, avec un attrait tout particulier vers 22 mois.
Même si, à cet âge, les tout-petits jouent en fait à côté les uns des autres plutôt qu'ensemble, les notions de partage et de coopération font lentement leur chemin.
Mais ce sont des idées difficiles à faire rentrer. Alors, attendez-vous à des chamailleries et à des petites colères.
Néanmoins, à partir de cet âge, vous pouvez réellement commencer à observer le spectacle des premières amitiés entre enfant. Il commence peu à peu à connaître ses camarades de jeu habituels et s'efforce de plus en plus de participer à toutes les situations sociales.
Comment les enfants apprennent à jouer ensemble
SE MESURER A LA CONCURRENCE : Les jeunes enfants sont extrêmement attirés par les autres enfants parce qu'ils peuvent apprendre beaucoup grâce à eux. Bébé peut même vous ignorer s'il y a un autre enfant dans les parages.
En fait, des études ont révélé que si l'on met côte à côte un enfant de 12 mois et un enfant de 24 mois, il est probable que le plus âgé régresse dans ses jeux jusqu'à l'âge de 15 mois, tandis que le plus jeune progressera jusqu'à 15 mois afin qu'ils puissent aisément jouer ensemble.
Les petits amis sont très importants à cet âge, même si les jeux des enfants sont encore parallèles plutôt qu'interactifs.
L'imitation à retardement (imiter les actions d'un autre enfant après les avoir analysées mentalement) et l'observation attentive témoignent de l'important processus d'apprentissage qui est en cours.
Organisez un groupe de jeux, en sachant que deux heures (goûter compris) est souvent un maximum à cet âge.
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